Bois-du-Luc, village minier depuis 1685...un patrimoine universel
Connaissez-vous les Sept merveilles du Monde recensées il y a plus de deux mille ans par l’historien grec Hérodote ?
Sur les sept trouvailles d’Hérodote seules subsistent, aujourd’hui, les Pyramides de Gizeh.
Le périple d’exploration d’Hérodote est perpétué, de nos jours, par l’UNESCO via la Liste du Patrimoine mondial.
D’autres sites remarquables sur les cinq continents ont été et sont toujours découverts… En juin 2009, on compte 890 sites inscrits à la Liste du Patrimoine mondial. Il s’agit tant de patrimoine culturel que naturel.
Les Pyramides de Gizeh, la Grande Muraille de Chine, l’Alhambra de Grenade, le Grand Canyon, Auschwitz Birkenau, la Statue de La Liberté, la Grand-place de Bruxelles, le Canal historique du Centre, le site minier de Zollverein sont quelques joyaux extraits d’une liste, véritable condensé de la diversité culturelle et naturelle.
Vous avez certainement entendu parler de notre grand projet collectif qui vise à enrichir la Liste du Patrimoine mondial par les sites miniers majeurs de Wallonie : Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Bois du Cazier et Blegny mine.
Voici quatre sites complémentaires. Chaque site est une pièce d’un puzzle, qui recomposé, permet d’illustrer l’expérience industrielle de la Wallonie, deuxième région en Europe à accueillir l’aventure de la Révolution industrielle.
Pourquoi proposer un site comme Bois-du-Luc ? Est-ce que le site est unique au monde ? Quels sont ses atouts pour rejoindre cette Liste ?
Un voyage, à travers le monde, dans le patrimoine industriel nous permet de situer le site minier du Bois-du-Luc parmi l’un des jalons les plus significatifs de l’ère industrielle.
Comme d’autres sites inscrits à la Liste du Patrimoine mondial, Bois-du-Luc nous permet d’appréhender l’ère industrielle, les conditions de vie des ouvriers, les luttes sociales, les relations patron/ouvrier, les métamorphoses d’un environnement rural vers un paysage industriel, les brassages culturels engendrés par la mine, etc. Ce sont aussi des sites qui nous interpellent. Certains y trouvent des fragments de réponses à leurs interrogations sur la place du travail dans une société (sans travail ?), sur notre fibre contestataire, sur les modes (invisibles) de surveillance, sur notre rapport à l’immigré et à l’exil…
C’est sans doute dans cette dimension qu’il faut reconnaître la valeur universelle du Bois-du-Luc.
Alors…guidés par la même curiosité qui animait Hérodote, il vous reste à arpenter la «merveille» du Bois-du-Luc pour ressentir la magie de ce lieu.
Pour plus d’informations sur la candidature : www.sitesminiersmajeursdewallonie.be
