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29/04 au 6 mai : Cités Métisses
Cités Métisses, Cultures multiples
A l’heure où la question de l’identité s’impose dans le paysage européen, où l’on s’inquiète subitement de la nature d’une identité nationale, l’Ecomusée du Bois-du-Luc et Picardie Laïque ont décidé d’interroger notre rapport à l’autre, à l’immigré, à celui qui vient d’ailleurs. C’est vers ces territoires, frontières entre réalités et représentations, que nous explorerons nos identités en construction.
Cette année, dans le cadre de Cités Métisses, organisé par Picardie Laïque, le site minier du Bois-du-Luc accueille le spectacle de la Compagnie des Nouveaux Disparus « La Maroxelloise ».
Le site est le lieu idéal pour explorer notre rapport à l’autre et à l’exil puisqu’il a, à l’instar de nombreux charbonnages, été une terre promise pour de nombreux ouvriers extraits d’horizons proches ou lointains…des flamands aux afghans.
Bois-du-Luc, microsome culturel, nous rappelle sans cesse la profonde et lointaine multiculturalité de nos territoires et le glissement de notre rapport à l’immigré lorsqu’il ne représente plus une force de travail.
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2 mai - 19h30
Wallonie…Terre Promise ou Itinéraire des flamands en Wallonie
1903, Auguste De Winne, journaliste francophone d’origine flamande, publie son récit de voyage « A travers les Flandres ou Pauvre Flandre», à la rencontre des ouvriers flamands qui, fuyant la misère, rejoignent une Wallonie alors prospère qui apparaît comme une Terre Promise, un Eldorado tant convoité où atterrissent les rêves et les espoirs. Mais de l’Eldorado, il ne reste que des oripeaux, des « puits de tristesse » où sévissent la pauvreté, l’illettrisme, l’alcoolisme et la désillusion.
Cent ans plus tard, Pascal Verbeken, journaliste, entreprend de refaire le voyage dans l’autre sens, marchant sur les pas de De Winne, à la rencontre des immigrés flamands et leurs nombreux successeurs italiens, polonais, espagnols, maghrébins, turcs, appelés aussi à travailler dans les charbonnages et les usines de la Wallonie.
La Terre Promise, ouvrage et documentaire télévisé (VRT et RTBF), suit le périple de Pascal Verbeken.
Entre les deux récits, la Belgique d’antan a disparu. La pauvre Flandre est devenue l’une des régions les plus riches d’Europe.
Pour la Wallonie, en revanche, les dernières décennies ont été redoutables. Rappelant que l’immigré est souvent un voisin, Pascal Verbeken se livre ici à une analyse sans parti pris et sans concession de notre société…montrant aussi la permanence des préjugés qui s’exportent d’une génération à l’autre, d’une nationalité à l’autre.
La projection du documentaire télévisé sera suivie d’un débat en présence de Pascal Verbeken et d’Yves Quairiaux, Docteur en Histoire, qui explorera l’image du flamand en Wallonie entre 1830-1914. Il analysera l’origine des stéréotypes que Wallons et Flamands endossaient et qui continuent à s’infiltrer dans le contexte politique actuel…
19h30 : Salle des fêtes Adamo du site minier du Bois-du-Luc
Info et réservation : Ecomusée du Bois-du-Luc,
Prix : 5 €
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15 et 16 mai : Printemps des Musées
Terre, eau, air et feu. Quatre alliés. Quatre ennemis.
Sous nos pieds, un univers souterrain, celui de la mine où l’eau, l’air, la terre et le feu apparaissent tantôt comme de généreux dons de la nature tantôt comme de sournoises menaces. L’eau est source de dangers quand elle risque d’inonder les galeries et source intarissable lorsqu’elle abreuve l’inventivité des Hommes qui s’efforcent de lutter contre elle. La terre, mère nourricière quand elle donne du charbon, ce pain de l’industrie est aussi mère ogresse quand elle avale les mineurs comme l’a écrit Zola. L’air qu’il faut maîtriser, le feu qu’il faut dompter sont aussi vitaux que mortels. Les coups de grisou retentissent encore dans la mémoire collective.
C’est à Bois-du-Luc que vous pourrez, à l’occasion du Printemps des Musées, palper les quatre éléments dans toute leur ambivalence. Quatre éléments qui sont à l’origine d’une aventure technique, profondément humaine et universelle.
Samedi 14 mai : de 17h à 20h
Dimanche 15 mai : de 10h à 18h
Heures fixes de visites à consulter sur notre site web Visites gratuites
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1er juin : Concerts
Syd Matters et Loïc B.O
A propos de Syd Matters (France)
Emmené par le musicien français Jonathan Morali, Syd Matters - contraction malicieuse entre les noms des principaux musiciens de Pink Floyd : Syd Barrett + Roger Waters – est le premier vainqueur du concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles. Par-delà la tradition folk, rock et pop 60’s, Syd Matters est une ode à la lenteur et à la spontanéité, nous plongeant à travers ses chansons dans des rêves étranges et vastes.
A propos de Loïc B.O (Belgique)
Plus de quatre ans après le dernier opus de Flexa Lyndo et les nombreux concerts qui ont suivi, et après avoir initié des projets tels que Bambi Kramer ou F.L.A.M.E. et mené diverses collaborations avec le cinéma, le théâtre ou la danse, Loïc Bodson alias Loïc B.O enregistre son premier album solo, Million Dreams. Enregistré en quasi solitaire dans l’atmosphère confinée d’une petite salle de cinéma du centre ville de Namur, ville dont il est originaire, et mixé par Stephan Kraemer (Valérie Leulliot, Yann Tiersen, Wim Mertens, Fugu, Jack The Ripper…) cet album explore une veine intimiste et acoustique, agrémentée çà et là des apports des Frantic Lovers, à savoir un batteur, une violoniste et une violoncelliste.
Fosse Saint-Emmanuel du site minier du Bois-du-Luc
Informations et vente de tickets auprès du Centre culturel régional du Centre (CCRC) : 00.32 (0)64 21 51 21 ou www.ccrc.be
Une collaboration du CCRC et de l’Ecomusée.
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Du 25 juin au 8 août : Dérivations
8e Biennale ARTour (Art contemporain & Patrimoine)
ARTour est une biennale d’Art Contemporain orchestrée par le Centre culturel régional du Centre. Tous les deux ans sont conjugués art contemporain et patrimoine. Les sites les plus remarquables de la région du Centre sont investis par les installations de plasticiens en écho à une thématique générale.
En 2011, ARTour explore les notions de déplacement et de territoire sous le titre générique de dérivations. Référence à la situation géographique de la région du Centre et de La Louvière, ville champignon, surgie au 19e siècle, idéalement située au croisement d’axes de communication (réseaux des canaux, chemins de fer…). Une région artificielle née de l’industrie. Au déplacement répond une géographie, une histoire collective modelée par un territoire, une population, une cartographie objective ou subjective d’une région.
L’idée de vagabondage, d’errance sillonnera allégrement la Biennale.
Bois-du-Luc sera exploré par l’artiste Thomas Laureyssens qui livrera les fragments de la mémoire collective de Bois-du-Luc.
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14 août– Plus vite que l’éclair : du cheval de fer à l’automobile…
La Wallonie des grands écrivains
Quand Victor Hugo et le 19e siècle découvrent la vitesse...
« Il faut beaucoup d’efforts pour ne pas se figurer que le cheval de fer est une bête véritable. On l’entend souffler au repos, se lamenter au départ, japper en route; il sue, il tremble, il siffle, il hennit, il se ralentit, il s’emporte: il jette tout le long de la route une fiente de charbons ardents et une urine d’eau bouillante; d’énormes raquettes d’étincelles jaillissent à tout moment de ses roues ou de ses pieds, comme tu voudras, et son haleine s’en va sur vos têtes en beaux nuages de fumée blanche qui se déchirent aux arbres de la route… » (V. Hugo)
C’est donc le train, ce cheval de fer, qui provoque chez Victor Hugo cet émerveillement. La vitesse inouïe, le bruit colossal, le défilement hâtif du paysage, et la fuite du temps entraînent des sensations nouvelles qui font du train tantôt un monstre tantôt une merveille.
Révolution technologique mais surtout révolution des sens…le train, et plus tard, la voiture transportent de nombreux artistes vers de nouveaux horizons et des questions d’une incroyable modernité.
Pour rejoindre ceux et celles qui ont tantôt attaqué tantôt encensé ces mystérieuses machines à vitesse, rejoignez-nous à Bois-du-Luc, là où se trouve l’atelier de toutes les révolutions.
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Véronique Vercheval
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10 et 11 septembre
Au pied du terril : Zola, Malva et…Scarlett O’Hara
23es Journées du Patrimoine
Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’Ecomusée, l’asbl Sauvegarde des Archives Industrielles du Couchant de Mons (SAICOM) et le Centre culturel régional du Centre vous proposent de découvrir autrement le site minier du Bois-du-Luc et sa mémoire, celle laissée par les écrivains et aussi, celle de ceux et de celles qui, venus de près ou de loin, y ont travaillé et vécu. Des visites du site au rythme des récits des écrivains connus et peu connus (Je vous écris du Pays Noir…) et un spectacle L’insoumise ou Scarlett O’Hara au pied du terril de Jamila Drissi, tant d’appels à la découverte des couleurs du Pays Noir.
Je vous écris du Pays Noir… (visites guidées)
Jules Verne, Vincent Van Gogh, Emile Zola, Marguerite Yourcenar, Constant Malva, Georges Orwell…Ils sont écrivains parfois mineurs. Dans la mine, dans l’enceinte des ateliers, dans la colère des ouvriers, dans les paysages métamorphosés, dans les gestes des
travailleurs, ils y ont extrait une source d’inspiration. Suivez le parcours de ces artistes, au fil d’une balade au cœur du site minier, découvrez leurs perceptions et imprégnez-vous de leurs regards sur les Pays Noirs.
L’insoumise ou Scarlett O’Hara au pied du terril (spectacle sur réservation – Salle des Fêtes Adamo)
Toujours dans le sillage des écrivains et des artistes, nous vous invitons au pied du terril à écouter l’histoire d’une femme. Une Scarlett O’Hara, grande et belle, une tête de noire, de peau brûlée, ou alors d’indienne...c’est exactement ça, une indienne... C’est la mère : les enfants la surnomment Nuage gris. Et puis il y a le père, qu’on appelle Jacques Dufilho. Il aurait connu la mine et ses poussières, un peu cassé, un peu fourbu et le regard brouillé par tant de nuits passées sous la terre.
Surtout, il y a la cité de l’Héribus dans le Borinage qui est rien moins qu’un théâtre à ciel ouvert. Comment s’étonner que Jamila Drissi, fille de Nuage Gris et de Jacques Dufhilo, soit devenue comédienne et qu’elle fasse revivre aujourd’hui tout ce petit monde autour de la figure centrale de sa mère, insoumise et rebelle, libre dans ce western du Centre ?
Après le spectacle : possibilités de rencontrer et d’échanger avec Jamila Drissi.
Récit & interprétation : Jamila Drissi
Texte & mise en scène : Soufian El Boubsi
→ Pour réserver vos places du spectacle : contacter le CCRC au 064/21.51.21 ou sur www.ccrc.be
Sa 10 et Di 11 sept. : 10 h, 11 h, 13h30 (visites guidées)
15 h (spectacle)
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Mission Bassin Minier
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24 & 25 septembre, WE DE L'ICI
Sortie de l'atlas d'exploration et raid Mission Bassin Minier
ICI - Itinéraire de la culture industrielle
Des patrimoines sans frontières
Si une frontière distingue la Wallonie du Nord-Pas de Calais, elle s’efface néanmoins à l’approche des territoires façonnés par l’industrie. Pour la première fois, vous pourrez via l’ICI découvrir des patrimoines tangibles et intangibles qui réunissent nos deux territoires.
L’ICI vous conduit vers de nouveaux horizons.
Pour découvrir l’ICI : de nombreux outils dont une carte d’exploration (disponible gratuitement depuis octobre 2010) et tout prochainement : un atlas/catalogue. Ces deux outils rassemblent plus de 160 sites, situés tant dans le Nord-Pas de Calais qu’en Wallonie, de diverses natures (cités, œuvres d’art, ascenseurs, fosses, bureaux, châteaux des directeurs, terrils, lieux de mémoire…).
Cinq routes thématiques, par-delà les frontières, vous conduisent vers la découverte de l’expérience industrielle qui imprègne toujours nos territoires et vous permettent de découvrir, au travers de témoignages divers, un aspect de la culture industrielle.
L’atlas : pour de nouvelles perceptions
Prochainement disponible : un atlas, qui prolonge l’exploration accomplie via la carte. Rassemblant d’éminents spécialistes tant du patrimoine industriel que d’autres horizons, issus d’institutions reconnues internationalement. L’atlas explore différentes disciplines, différents regards et perceptions.
Muni de cet atlas, vous pourrez ainsi approfondir votre découverte des 5 routes de l’ICI et des témoignages qui les jalonnent…
Entre les routes, vous pourrez vous arrêter sur un aspect particulier de la culture industrielle qui imprègne toujours notre quotidien…du cinéma aux noms des rues : quelle est l’image de l’ouvrier dans le cinéma français entre 1993-2010 ? Que racontent les noms de rue sur le combat des ouvriers au cours des 19e et 20e siècles ? Comment au travers de l’habitat ouvrier peut-on lire les idées (et les utopies) patronales ? Pourquoi des industriels, comme Warocqué ou Empain, se sont-ils épris de l’Orient et comment cette soif d’exotisme s’est exportée sous nos latitudes ? Etc.
Atlas en main et curiosité éveillée…partez à l’exploration d’une pétillante culture Made in Industry.
Le Raid Mission Bassin Minier
Une aventure incontournable…
Le Raid Bassin Minier, initié par la Mission Bassin Minier et ses partenaires, est une épreuve multisports (VTT, course d’orientation, natation, canoë, trail...) se déroulant sur deux jours, en équipe (mixte) de 3 personnes : 2 équipiers au minimum en course et 1 assistant-remplaçant permettant de transporter le matériel d’une épreuve à l’autre.
L’objectif ? Traverser le territoire du bassin minier d’un point A à un point B, dans un esprit à la fois de compétition et de convivialité.
Endurance, stratégie, solidarité et curiosité sont donc au menu de ce rendez-vous sportif d’un nouveau genre reconnu pour la qualité de l’accueil et surtout la diversité des espaces de nature traversés (anciennes fosses, massifs forestiers, parc de loisirs…)
En 2011, dans le cadre de l’ICI, la 6ème édition sera transfrontalière. Bois-du-Luc sera le point de départ du Raid Mission Bassin Minier.
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28 octobre - 18h
Deux voix du fond... Traversée de nuit du français au wallon
Visite nocturne en wallon
En partenariat avec les Scriveûs du Cente (association visant à promouvoir le dialecte wallon), l’Ecomusée vous invite à parcourir le site minier au rythme du français et du wallon.
Du bureau du Directeur à la cité, en passant sous les portes guillotines, votre traversée sera ponctuée par des récits, des extraits de théâtre, des saynètes d’auteurs connus et inconnus qui ont exprimé tantôt en wallon tantôt en français la réalité de la mine.
Une plongée dans les racines et un élan vers les ailes de notre mémoire multiculturelle. |
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